INFLUENCE

CHANSON PAR CHANSON

 

“Summer Breeze” Écoutez

(Seals & Crofts, 1972)

Tommy Shaw : « Il y a plusieurs textures intéressantes dans la version originale et j’ai fait de mon mieux pour les faire ressortir en utilisant ma guitare pour recréer les sons de percussion.  C’était comme peindre une photo avec seulement les couleurs primaires, mélangeant nos propres teintes à mesure que le projet avançait. »

Jack Blades : « C’est un refrain merveilleux, et dès que nous avons commencé à le chanter, nous étions en parfaite harmonie.  Lorsque nous sommes arrivés au deuxième couplet, Tommy a commencé à chanter cette harmonie différente et extraordinaire qui a amené la chanson sur un autre niveau.  Le troisième couplet, nous l’avons changé un peu vers la fin.  Ce fut une expérience enrichissante et satisfaisante et la chanson a vraiment pris vie avec ce détour de Tommy et Jack. »

 

“Time of the Season” Écoutez

(Zombies, 1968)

Jack Blades : « Tommy a mentionné vouloir faire cette chanson mais il trouvait que la partie vocale était trop basse pour lui, donc je l’ai chanté.  Nous avons décortiqué la chanson et avons trouvé des harmonies étranges qui font l’âme de la chanson.  Des trucs que nous n’avions jamais entendu auparavant, que nous avions pris pour acquis.  Nous avons tassé les teintes et avons entré directement au cœur de la chanson.  Ce fut une grande satisfaction pour nous. »

 

“Your Move” Écoutez

(Yes, 1971)

Tommy Shaw : « Voici une combinaison de ‘nous levons notre chapeau à la version originale’ en la séparant de la moitié que Yes a offert et en la terminant à notre façon. »

Jack Blades : « Je conduisais sur l’autoroute de Marin County quand la chanson a joué à la radio et je savais que nous devions la faire.  Je crois que c’est une des meilleures performances vocales de Tommy dans toute sa carrière, et mon fils Colin, chante aussi en harmonie avec nous.  C’est du Yes, mais sans la masse de synthétiseurs.  Nous l’avons ramené à son essence première pour démontrer la brillance de la chanson. »

 

“I Am a Rock” Écoutez

(Simon & Garfunkel, 1966)

Jack Blades : « Tommy avait l’idée de faire une chanson à la Foo Fighters ou à la Goo Goo Dolls, et c’était amusant.  Nous nous sommes donnés une liberté d’expression avec certaines chansons, comme celle-ci, et avec d’autres, nous avons opté pour une prestation fidèle à l’originale. »

Tommy Shaw : « Nous avons amené cette chanson à un autre niveau complètement – je suis surpris que personne n’ait repris cette chanson de façon plus rock, c’était tout simplement naturel de le faire. »

 

“Lucky Man” Écoutez

(Emerson, Lake & Palmer, 1970)

Tommy Shaw : « Pour cette chanson, nous avons décidé de la refaire le plus près possible de la version originale.  Comme nous ne sommes pas vraiment de bons claviéristes pour jouer les solos que Keith Emerson a fait sur son clavier MOOG, j’ai sorti une vieille pédale que j’avais acheté chez Digitech il y a plusieurs années, et que je n’avais jamais branché.  Cette pédale vous permet de manipuler plusieurs sons et nous a donné la même énergie et le même son que la version originale, tout en ajoutant notre touche personnelle. »

Jack Blades : « J’ai toujours aimé Emerson, Lake & Palmer et j’ai toujours voulu chanter cette chanson chaque fois que je l’entendais à la radio.  Les refrains m’ont toujours impressionnés, et nous l’avons enregistré une vingtaine de fois en chantant les parties basses et hautes en plusieurs versions.  C’était tellement amusant, nous étions comme deux enfants dans un magasin de bonbons.  Je capote parce que je la chante et il capote parce qu’il la joue! »

 

“Sounds of Silence” Écoutez

(Simon & Garfunkel, 1964)

Jack Blades : « Le but ultime de cette chanson était de rendre hommage.  La façon dont vous vous sentez en entendant cette chanson, vous voulez juste vous mettre à genoux.  Cette chanson est brillante. » 

 

“California Dreamin’” Écoutez

(Mamas and the Papas, 1963)

Jack Blades : « Nous nous sommes demandés comment nous ferions pour chanter cette chanson sans les voix de filles dans le groupe, mais Tommy a fait un excellent travail en vocal et en solo.  Nous nous sommes permis quelques libertés, mais avons gardé le style traditionnel.  Cette chanson est moins de 3 minutes, même si nous avons ajouté un 30 secondes à la version originale.  Ces chansons qui étaient de grands chef-d’œuvres étaient tellement courtes, mais elles disaient ce qu’elles avaient à dire.  Cette chanson me ramène à l’époque où j’ai grandi à la fin des années 60 en Californie. »

 

“On a Carousel” Écoutez

(Hollies, 1965)

Tommy Shaw : « Celle-ci a été souffrante pour nous, nous voulions qu’elle soit semblable à l’originale.  Toutes ces chansons ont été écrites bien avant l’époque de l’enregistrement digital et celle-ci était particulière au son des Hollies, leurs harmonies vocales définissaient leur son.  Afin de conserver cette vibration, nous avons fait attention de ne pas la rendre trop parfaite. »

 

 “Dirty Work” Écoutez

(Steely Dan, 1972)

Jack Blades : « Cette chanson a toujours été une de mes préférées et c’est la seule chanson du groupe Steely Dan que Donald Fagen n’a pas chanté.  Cette chanson m’a toujours tout simplement tué! »

 

“For What It’s Worth” Écoutez

(Buffalo Springfield, 1967)

Tommy Shaw : « C’est une des premières chansons que nous avons enregistré, comme test afin d’entendre comment nous performions en interprétant des chansons classiques.  Nous sommes devenus plus braves avec le temps… »

Jack Blades : « Cette chanson a été écrite en 1967 à propos des manifestations sur le boulevard Sunset pendant la guerre, et nous voici en train de la chanter encore, c’est extraordinaire. »

 

 “Dance with Me” Écoutez

(Orleans, 1975)

Tommy Shaw : « Le fils de Jack, Colin, lui-même compositeur expérimental,  est toujours en train de jouer avec différentes harmonies et il m’a montré un son typique de Johnny Rzeznik [Goo Goo Dolls].  Je l’ai essayé, et cette chanson a pris vie d’une façon que je n’avais jamais entendue auparavant.  J’ai joué cette chanson dans les bars avant de me joindre à Styx, mais la version originale ne représentait pas notre son.  Ce nouveau son a donné à la chanson un côté plus noire et a mis les paroles dans un ton plus introspectif.  La basse de Jack, la batterie de Randy Mitchell et un peu de poussière de mandoline étaient tout ce que nous avions besoin. »

 

—Paul Gargano, 08/06